musique

Jef Aérosol n’est pas seulement artiste peintre, il est également musicien.

A l’âge de douze ans, il rapporte sa première guitare d’un voyage familial en Andalousie.

Pendant toutes ses « années collège », il s’use les doigts sur des standards de Polnareff, Dylan ou Donovan. Puis il fonde son premier groupe avec quelques copains de lycée : le répertoire est folk et un album vinyle très artisanalement enregistré sort alors.

Puis, la vague punk a raison des tendances folkisantes de Jef et la guitare reste au grenier quelques temps, jusqu’en 1988 où il forme un nouveau combo, à Lille : Windcatchers, dont le style est de facture rock/folk rock, avec des influences sixties affirmées. Le répertoire oscille entre reprises et compositions. Quand les Windcatchers se séparent, Jef retrouve le répertoire folk et joue un peu en solo ou en groupes à géométries variables : Miscellany, Broken Arrows…

Mais c’est avec Open Road (Jef Aérosol & François Borne) que Jef passe à la vitesse supérieure : le duo existera 5 ans (1995-2000) pendant lesquels il tournera et sortira plusieurs CDs (deux albums, un 4 titres, un single, et des morceaux sur diverses compilations). Résolument folk-pop, avec une tendance celtisante avouée et des influences allant de Donovan (encore et toujours !) à Nick Drake en passant par Bert Jansch et Marc Bolan, Open Road se crée un public fidèle et attaché au style particulier du duo, très marqué par les goûts esthétiques et vestimentaires des deux songwriters qui arboraient redingotes et hauts-de-forme sur scène. On se souvient de leurs concerts en compagnie de Johan Asherton, au milieu d’un décor totalement improbable : un bric à brac de vieilles malles, mannequins, chevaux de bois, candélabres, coussins, tapis orientaux, dentelles, encens et tentures… Jef et François passaient de la guitare au bouzouki, du dulcimer au bodhran, de la basse au banjo avec égal bonheur, retrouvant des mélanges de sonorités dignes de l’incredible String Band.

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Féru de tradition irlandaise depuis sa jeunesse nantaise, Jef a passé un an dans l’île d’émeraude à la fin des années 70 et sa passion pour cette « musique de l’âme » ne s’est jamais émoussée. C’est donc tout naturellement qu’il démarre en 98 un groupe de musique traditionnelle irlandaise, Distant Shores, dans lequel il jouera du banjo ténor et de la mandoline. Le quatuor tournera beaucoup jusqu’en 2006 (France, Belgique, Hollande, Irlande, USA, Singapour…) et sortira un bel album (« Sunny School Street ») avant de splitter en 2006.

Jef s’est ensuite largement consacré à la peinture et le concert du 18 mars 2011 au Musée des Avelines (Saint-Cloud), accompagné par Mike Varlet, fut un petit « come-back », après 5 ans de silence.

En 2017, Jef organise une méga party à la Condition Publique (roubaix) pour fêter ses 60 ans et 35 ans de pochoirs.

Il rejoue avec François Borne et ils décident de reformer Open Road, 17 ans après !

Entre 2017 et 2020, ils redonnent quelques concerts à deux mais le Covid vient mettre un frein à leurs activités.

Pendant le confinement, Jef diffuse quotidiennement avec son smartphone une à trois chansons par jour sur Instagram et Facebook : des reprises diverses et quelques compos, en acoustique. Il y en aura plus de 70.

Dès que les mesures sanitaires l'ont permis, Open Road a repris de plus belle. Le groupe est aujourd'hui composé de Jef et François (guitares, chant, compositions), Kelu Doignies (basse) et French Behar (batterie). Le quartet est parfois rejoint par Xavier Laune (ex Distant Shores) à l'harmonica.

Jef et Xavier joue aussi parfois en duo sur un répertoire folk-blues.

A l'automne 2022, Open Road a sorti un CD 4 titres autoproduit intitulé "A Thousand Tomorrows" et le groupe se produit à nouveau en concert.

Parallèlement aux activités de groupe, Jef poursuit ses expériences musicales en solo, tant dans son home studio qu'à l'occasion de rares prestations publiques.

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